Des dizaines de personnes se mobilisent pour tenter de sauver un chêne de plus de 400 ans (vidéo)

En Angleterre, des dizaines de militants écologistes se relaient jour et nuit autour d’un chêne vieux de plus 400 ans pour éviter qu’il soit abattu.

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Il est surnommé le chêne « Queen Camel ». Cet arbre est multicentenaire et il en a déjà vu passer des choses dans sa vie. Mais aujourd’hui, il est plus que jamais menacé par la construction d’une autoroute.

Il est sur le chemin d’une nouvelle bretelle d’autoroute

Selon National Higways, qui gère le réseau autoroutier en Angleterre, ce chêne est âgé de 400 à 450 ans et il n’est pas protégé. Son tort? Se trouver en plein sur le chemin d’une nouvelle bretelle d’autoroute. Pendant un temps, il a bien été imaginé de déplacer cette bretelle, voire même de déplacer l’arbre. Mais finalement, le changement d’emplacement aurait créé un retard trop important dans le projet et les tentatives de déplacement de l’arbre n’ont pas été considérées comme viables.

Des dizaines de personnes campent autour et dans l’arbre

Pour l’entreprise qui s’occupe de construire cette nouvelle autoroute, il n’y a donc plus qu’une solution: abattre cet arbre multicentenaire qui est là depuis au moins l’an 1600. Mais des militants écologistes ne l’entendent pas de cette oreille. Depuis le 21 juillet, des dizaines de personnes se relaient jour et nuit autour de l’arbre. Des tentes ont été plantées à son pied et ont aussi été installées en hauteur dans ses branches. Un compte Twitter et un compte Facebook ont même été ouverts pour illustrer la mobilisation.

Le chêne aurait en réalité 600 ans

«Cet arbre veille sur ce terrain depuis 600 ans. National Highways a délibérément menti sur son âge et sur sa taille afin d’éviter ses obligations légales. Notre biodiversité en Grande-Bretagne est en chute libre; nous devons résister encore plus quand il s’agit d’une destruction inutile», a expliqué Simon, l’un des militants.

Avec leur action et la médiatisation de l’affaire, les militants espèrent faire plier l’entreprise. Mais pour l’instant, c’est mal embarqué. Leur appel auprès de la Haute Cour de justice a été rejeté et ils risquent à tout moment d’être expulsés par des huissiers. D’ailleurs, Simon a indiqué sur Twitter de l’expulsion avait commencé ce vendredi.